Une promenade silencieuse

 

J’ai remonté le fil de mes archives photographiques argentiques durant ce confinement.

Le silence s’imposait à moi. Dans cette immense ville, où le bruit et la cacophonie sont les principaux habitants.

Du jour au lendemain, la vie devait ralentir. Laissant la nature reprendre, en partie, sa place. Le chant des oiseaux succédait aux bruits des moteurs et le ciel profondément bleu remplaçait le gris éternel de la pollution.

 

Une parenthèse du temps pour me permettre de regarder le passé, prendre le temps de gouter, de loin, à cette si belle nature, que je ne cesse de photographier à chaque fois que je le peux.

 

Cette promenade silencieuse s’est construite au gré des mers, des plages, des paysages, que j’ai traversé depuis une dizaine d’années. Me laissant aller à imaginer le ressac des vagues, admirer la plénitude de la mer ou percevoir les bruits sourds quand il a neigé.

 

Comme le dit Christian Bobin, « S’émerveiller, c’est résister ». J’aime me laisser emplir de cette beauté et du calme que m’offre la nature. J’aime contempler, m’asseoir sur un banc, lever la tête et regarder le ciel, les arbres, les feuilles, les couleurs.

 

Mon Silence.